Relais Calmos de Tende

Dimanche dernier j’étais à Tende pour aider à tenir un relais Calmos.

Levé à l’aube et départ à l’aurore car le rendez-vous est fixé à 8h30 à Tende. Dure dure car j’ai des courbatures partout du jet ski de la veille et du wake-board de l’avant veille (oui je sais ce que vous allez dire…).

J’enquille l’autocroute jusqu’à Menton pour espérer arriver à peu près à l’heure. Le soleil levant sur la mer et les montagnes sublime le paysage et mériterait bien une photo si j’avais la possibilité de m’arrêter sans diminuer drastiquement mon espérance de vie.

Je dépasse « Maverick », un copain de la fédé en train de cruiser vers le point de rendez-vous. Lui a choisi de poursuivre l’autoroute jusqu’à Vintimille, moi cette autoroute et ce bled m’insupportent alors je préfère passer par les ptites routes viroleuses dès Menton. Voici justement la sortie, il n’y a plus qu’à prendre la direction Sospel et commencer à grimper et tournicoter 🙂

Vient rapidement un choix cornélien lorsqu’à une intersection, deux panneaux indiquent la direction vers Sospel. L’un affiche uniquement « Sospel » et l’autre mentionne « Sospel par le Col de Castillon », devinez lequel j’ai choisi ?

Arrivé au niveau du Col de Castillon, j’en profite pour faire un petit arrêt photo avant d’entamer la redescente.

Dans les hauteurs de Sospel, je m’arrête de nouveau. La lumière du soleil sur ce beau petit village mérite bien une nouvelle photo. Je regarde le paysage environnant et je me dis qu’il risque d’y avoir d’autres arrêts de ce genre, tant pis je ne serai pas à l’heure !

Je décide de continuer la route par la D2204 qui grimpe jusqu’au Col de Brouis perché à 879 mètres d’altitude. Au début ça grimpe sec et les virages en épingles sont serrés à négocier, je m’amuse bien même si ce n’est pas très roulant. Cela me laisse le temps d’apprécier le paysage qui s’offre à moi.

Arrivé au Col, je suis accueilli par un chien visiblement en manque d’affection.

Un brave toutou que je repousse gentiment car il essaie de prendre la place du sac de sable et j’ai peur qu’il griffe la moto.
Quelques caresses puis je redémarre la moto et profite que le chien soit surpris et recule afin de mettre les gaz.

Je vérifie que le chien ne me suive pas en courant et m’arrête un peu plus loin pour une nouvelle séance photo. Le paysage est tellement envoutant !

La route qui redescend vers Breil-sur-Roya est parfaite. Le revêtement est impeccable et les virages peuvent se négocier à plus vive allure que sur l’autre versant. Moi qui suit toujours plus à l’aise dans l’ascension que dans la descente, c’est décidé je reprendrai cette route au retour ;-).

Une fois arrivé à Breil, je repique l’axe principal menant à Tende (la N204 / E74). Une route agréable à cette heure-ci car elle n’est pas encore trop fréquentée par les hordes de camping cars, cyclistes et motards. Encerclé par les massifs rocheux, je me sens vraiment tout petit fasse à cette nature. La présence de nombreux filets anti éboulement ne fait que confirmer mon sentiment…

Me voici enfin à Tende où certains copains de la FFMC06 sont déjà à l’œuvre. Je décide d’attaquer directement par la mise en place des banderoles l’histoire de me réchauffer, car ici la température est sensiblement plus fraîche que sur la côte.

Un ptit café bien chaud finira le travail et maintenant que tout est en place, il n’y a plus qu’à aller chercher le client qui sera principalement italien. La plupart d’entre eux se rendent sur la côte pour profiter des dernières journées de plage de la saison.

Je tiens à souligner une chose, c’est que les Italiens sont tous extrêmement bien équipés. Cuir de haut en bas !
La raison à cela ? Apparemment cela serait imposé par les assureurs sous peine de ne pas être indemnisé en cas de bobo. Je n’ai pas réussi à vérifier cela mais les mauvaises langues disent plutôt que c’est parce que les Italiens aiment être bien habillés ;-).

Nos amis sont également amateurs de belles motos et un groupe nous fera justement l’honneur de s’arrêter pour nous montrer quelques anciennes de chez eux.

La journée s’est vraiment bien déroulée et le relais a vu passer beaucoup de monde, dans une ambiance très conviviale. L’accueil chaleureux du maire M. Jean-Pierre Vassallo est également à souligner (l’un des premiers de France à avoir doublé les glissières de sa commune…). Nous avons également eu la visite du directeur de cabinet du Préfet venu en…Harley !

Je vais terminer ce billet par deux photos prises aux alentours du Relais Calmos. Je n’ai malheureusement pas eu trop le temps d’aller me balader dans le village de Tende mais je vous invite à venir découvrir ce bel endroit par vous même.

3 thoughts on “Relais Calmos de Tende

  1. salut talis,
    je viens vers toi pour une info sur cette balade! En effet samedi, ma dulcinée étant au charbon pour assumer les frais du foyer (p**tain de plus en plus cher le 98…) j’en profite pour aller me balader tranquille, et comme je ne connais pas encore, ton post m’a décidé a aller faire un tour dans les coins!
    Je pars de Grasse vers 11h(peux pas partir plus tôt) et je me donne jusqu’à 18/19h pour faire Grasse/sospel/tende et redescente peut être en suivant la roia jusqu’à ventimile selon l’humeur… Voila ma question, toi qui semble connaitre ça représente quoi sur la journée, un peu long, un peu cours?? si c’est un peu court j’ai peut être moyen de rejoindre grasse par des cols de l’arrière pays? ou ça risque de trop rallongé?
    Je suis plus a l’aise sur les trajets de deux ou trois jours avec la tente sur la selle passager, la j’arrive a être dans le bon timming! Sur les balades d’une journée ou je tourne en rond a 16h de peur de trop m’écarter ou alors je rentre a nuit noir a 23h ou minuit en tombant direct dans le pieux lessivé…
    Merci d’avance pour les infos.
    V

  2. Hey Dimitri,

    On va dire que tout dépend ton rythme et de la fréquence de tes arrêts si tu comptes faire quelques clichés photos.
    T’as le temps de faire l’aller retour, mais sans prendre les trajets les plus sympas (par exemple sur une journée complète en partant de Grasse tu peux passer par Gourdon puis Coursegoules et tracer vers le col de Turini en passant par La Bollène-Vésubie avant de redescendre vers Sospel).

    Si tu ne connais pas, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir les gorges du Cians ?
    J’avais fais un billet là dessus: http://www.tour2roues.fr/2011/08/26/balade-moto-gorges-cians-castillon/. T’as la chance de partir de Grasse, t’es directement sur les bonnes routes ;-).
    Avec le créneau horaire que tu as, t’as moyen d’en prendre plein les yeux tout en rentrant chez toi à temps 😉

    Allez cadeau, une idée de roadbook: http://goo.gl/maps/a44hN

  3. Oui je l’ai potassé un peu hier soir, ainsi que le pti road trip au col de la bonette qui me tente bien,mais la c’est sur, ça va faire court!! Disons que j’ai déjà fais quelques balades dans ces coins la, et que je voulais aller découvrir un peu plus proche de l’Italie… Mais bon, effectivement mieux vaut prendre le temps de faire les choses bien!!
    Du coup, les gorges du cians, je connais pas après tout… Aller, j’me test ton pti road book (bien que j’ai un léger doute sur la portion thorenc-entrevaux…je roule en hypersport quand même…)
    Merci, je te dirais ce que j’en pense! V

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