Balade au col de Turini

En cette belle journée de janvier, plusieurs possibilités s’offraient à moi :

– a) retourner me coucher après avoir déposé les enfants.
– b) glander devant un film ou le pc.
– c) brasser une nouvelle bière.
– d) aller faire un tour à moto.
– e) aller faire les courses.

Devinez ce que j’ai choisi ?

Certains qui me connaissent auront peut-être répondu la « c » mais dommage pour eux, j’ai opté pour la balade à moto.

Objectif Turini

C’est l’un des rares cols du département que je n’ai encore jamais franchi à moto. La dernière fois que j’y suis venu c’était pour assister au rallye de Monte Carlo avec un copain. J’en garde un mauvais souvenir, parce que j’avais failli y mourir de froid. Et j’ai horreur d’avoir froid !

Cette fois-ci, je suis parti équipé de mes gants chauffants et des doublures qui vont bien.

Je rejoins tranquillement Nice par le bord de mer, pendant que les autres sont déjà au boulot. Puis les choses sérieuses commencent.

J’ai choisi d’attaquer le col de Turini par le côté ouest, donc en passant par La Bollène-Vésubie. Lorsque je quitte la route de Grenoble pour la route de la Vésubie, un panneau m’annonce que tous les cols sauf celui de la Cayolle sont fermés. Ça met dans l’ambiance, malgré l’absence de réelles chutes de neige ces dernières semaines.

Bien que la route soit propre et dégagée, c’est quand même bien blanc de verglas et je n’en mène pas large avec mon tracteur de 250kg. Il faut dire que la route de la Vésubie est vraiment encaissée, les rayons de soleil n’y accèdent qu’en de rares occasions.

J’avoue que je commence à douter sur ma capacité à rallier le col de Turini, et comme je suis parti un peu freestyle, je n’ai même pas vérifié s’il y avait de la neige là-haut. Surprise !

La Bollène-Vésubie

Sorte de frontière virtuelle qui a délimité ce jour-là le givrant/glissant du bien sec/propice à l’arsouille. Faut dire qu’à partir du village, la route qui monte jusqu’au col est baignée de soleil. Les parties ombragées ont quant à elles été salées…royal.

Pause café et photo au col. Une petite pensée pour mon pote Fabrice, dit le Grand Suisse.
J’aurais aimé acheter un autocollant mais ils n’en font pas à la boutique souvenir, dommage.

Je poursuis la route de Turini en direction de Sospel. Là encore la route est niquel et les points de vues magnifiques. Je ne croise absolument personne, c’est l’éclate !

Passé Moulinet je fais connaissance avec Notre Dame de la Menour, charmante et étonnante chapelle romane dont les fondements datent du XIIe siècle. Bâtie sur un éperon rocheux, on y accède grâce à un gigantesque escalier. L’ensemble forme une sorte de muraille menant à la chapelle. Le site est spectaculaire !
La chapelle n’est ouverte qu’à certaines occasions religieuses.

 

Sospel

Ou la quête de la boulangerie ouverte, l’objectif étant de trouver un petit spot sympa où m’arrêter manger ensuite.
Le sac à dos rempli de victuailles, je prends la direction de Nice par le col Saint-Jean. Je m’enquille une bonne série d’épingles façon supermotard, l’histoire de terminer le rodage de mon nouveau train de pneus.

Je tombe par hasard sur ce qui ressemble à un chemin ouvert à la circulation et je décide de m’y aventurer. La piste semble se poursuivre un bon moment et je m’arrête en entendant des sons de cloches. Il s’agit d’un troupeau de moutons, gardé par un berger et son fidèle patou. Je crois que j’ai trouvé là un bon endroit où casser la croute.

 

Le soleil brille mais l’air reste frais, je reste à contempler le paysage et à profiter de cette tranquillité éphémère. Bientôt le retour sur Nice et le bordel urbain qui l’accompagne. Heureusement, il me reste encore quelques épingles à négocier avant de rentrer au garage.

C’était une bien belle journée assurément !

 

 

 

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