Tour de Corse à moto sur une semaine – 3ème partie

 5ème jour.

 
J’ai entendu des bruits d’animaux toute la nuit ( en ouvrant la tente je me suis même retrouvé quasiment né à né avec un cheval ! ). J’ai quand même fini par réussir à m’endormir mais avec, je dois bien l’avouer, une certaine appréhension de me retrouver avec un cochon dans la tente.

 

Durant la nuit j’ai été obligé de sortir la couverture de survie en plus des multiples épaisseurs, polaire et duvet que j’avais déjà. Le vent s’était remis à souffler et ça caillait sévère !

Au réveil à 7h30 il faisait à peine 10° au thermomètre de la bécane, sachant que le soleil avait déjà commencé son travail depuis un moment et que le vent s’était bien calmé…
Je commence à remballer le matos et met l’eau à chauffer pour le café. Petit déj de béatitude au soleil…dois-je vraiment partir d’ici ? Je suis si bien !

Avant de partir pour rallier Corte, je m’arrête à la cascade que j’ai découvert hier. L’objectif est double : rincer ma vaisselle et me rincer moi, en attendant de prendre une vraie douche avec du savon ;-).

L’eau que je trouvais baignable hier me parait glacée aujourd’hui. Autant vous dire que je ne vais pas traîner dedans, mais je dois dire que c’est vivifiant. Je me sent un peu comme dans ces films d’aventure où le héros se rafraîchit sous une cascade d’une île perdue.

La D69 qui doit m’amener jusqu’à Vivario est juste sublime. Non pas par son revêtement maltraité par les éléments et les glissements de terrain, mais par les panoramas et les forêts d’arbres parfois pluri-centenaires.

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Les sommets encore enneigés sont tout proche et voici que j’atteins le col de Verde. Traversé par le célèbre GR20, ce col a la bonne idée de disposer d’un petit bar restaurant qui donne envie de s’y attarder.

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Et c’est en la qualité d’unique client que je m’y arrêterais boire une Pietra en terrasse. Je discute avec le patron très sympa au demeurant. Il me conseille une fois à Corte d’aller me balader du côté des gorges de Restonica. OK, ajouté au roadbook !

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Le prochain col est celui de Sorba. Pour y arriver, il a fallu céder le passage à de nombreux cochons et vaches mais il a fallu surtout ne pas terminer dans le ravin à trop vouloir regarder le paysage grandiose qui se découvre après chaque virage.

Les odeurs de pins et de sous bois ainsi que les nombreux plants de genêts viennent compléter cette symphonie des sens orchestrée par l’Ile de Beauté.

Une photo du panneau du col de Sorba fait de bric et d’broc ( écrit en corse bien entendu 😉 ) et j’entame la descente qui me fera bientôt retrouver un grand axe de circulation.

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A propos des panneaux, j’en avais déjà entendu parler mais c’est assez marrant de le constater : la plupart sont criblés de balles ou revisités à coup de bombe de peinture afin d’y effacer la traduction française ( les panneaux sont écrit à la fois en français et en corse ).

Je déjeune à Vivario dans une auberge qui élève ses cochons. C’était bon, mais pas donné.

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Les derniers kilomètres qui me séparent de Corte sont vite avalés avec mon Super Ténéré adoré et c’est l’heure devenue habituelle de se mettre en quête d’un squatte ou d’un camping. J’ai une préférence pour le camping, l’histoire de pouvoir prendre une douche chaude…
Je consulte un coup les guides sur le sujet et me rends à la première adresse. Sans surprise, camping fermé alors le guide indique que ce n’est fermé que de novembre à avril. Ils ont dû louper la rentrée des classes eux aussi ( j’ai eu plusieurs fois ce tour là depuis le début du voyage ).

J’en trouve un deuxième qui lui est ouvert. Le long de la Restonica, je me dis que ça pourrait être sympa. Sauf que le truc n’est visiblement pas entretenu, probablement qu’ils attendent l’été pour couper les herbes. Mais surtout, il est hors de prix !!
20 balles pour avoir le droit de poser ma tente et garer le XT1200Z à côté me paraît juste être de l’arnaque.

Bref je passe mon chemin et c’est là où je tombe par hasard sur un centre équestre qui fait également chambres d’hôtes. Il s’agit de “l’Albadu”.

– Vous pouvez aussi accepter un motard avec sa tente ?

– Mais bien entendu cher Monsieur, vous pouvez vous choisir un carré d’herbe où il vous plaira.

Pour moitié moins cher que l’autre, j’ai une belle vue sur Corte. Et à l’annonce du menu du soir à un prix lui aussi plus que correcte, je me sens obligé de rester dîner ;-).
En attendant l’heure du dîner ça sera l’heure de la douche ( chaude ! ) puis d’une balade avec la moto dans les gorges de la Restonica.

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La route longe la rivière et, une fois n’est pas coutume, offre un paysage de rêve et un cadre idéal pour la pratique de la pêche ou de la randonnée. La route en elle-même est barrée quelques kilomètres plus loin. Je décide donc de poser la moto et d’aller flâner un peu au bord de l’eau animée par ses petits torrents.

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Sur le chemin du retour, je grimpe à la citadelle et monte à pied jusqu’au belvédère qui offre une vue panoramique sur la cité. Dommage qu’il ne fasse pas un peu plus beau, mais qu’importe de toute façon ça va être l’heure de l’apéro !

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En parlant d’apéro et avant de rentrer le prendre, je m’arrête chez Jean-Marie Ghionga, une figure locale ( et même nationale au vu des photos exposées dans son antre ). Il tient paraît-il la plus vieille épicerie d’Europe. J’en repartirai avec un saucisson et des gâteaux à déguster une fois de retour sur le continent.

 

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Le rendez-vous apéro était fixé à 19h45 et c’est à cette heure bien précise que je me présente. Les autres convives devaient être assoiffés car je suis en fait le dernier à arriver…

Au programme ce soir pour 25€ seulement, cuisine familiale maison et ( vraies ) spécialités corses : assiette de charcuteries et beignets de légumes, soupe de légumes, boulettes de viandes aux épices, fromage de chèvre ( Brocciu ) avec confiture de figues du jardin, dessert, café et digeo qui va bien pour faire descendre tout ça. Le tout arrosé de vin, de bonne humeur générale et d’histoires sur la Corse narrées par la patronne. Vraiment, je suis bien tombé !

Demain est ma dernière journée de roulage car je reprends le bateau vendredi midi. Il me reste 80 km pour rallier Bastia par les petites routes. J’espère au passage pouvoir aller visiter la brasserie Pietra qui se trouve à Furiani. Un pote m’a dit que ce n’était possible qu’en visite groupée sur réservation.

Mais peut-être pourront-ils faire une petite fleur de houblon au brasseur amateur que je suis ?

 

6ème jour.

 

Je me suis levé un peu tard ce matin, peut-être la faute (  ou grâce ) au pif que je me suis mis dans le cornet ou à l’alcool de myrte en fin de repas…

En partant, le propriétaire me demande quel itinéraire je compte emprunter pour me rendre à Bastia. Je lui montre bien volontiers le roadbook prévu, ce sur quoi il me conseille une toute autre route : prendre la D71 sur laquelle il me promet des paysages magnifiques et une route plus agréable à rouler.

Je veux bien croire l’enfant du pays. Mais comme la D71 me ramènerait assez bas sur la côte Est et que je voudrais quand même voir le défilé de Lancone prévu dans l’itinéraire initial, je décide de faire une partie de D71 puis de chopper la D506 un peu après le “couvent d’Orezza” ( un morceau d’histoire corse dont nous a parlé hier la patronne pendant le dîner ). La D506 me ramènera jusqu’à la T10 qui est l’artère principale menant à Bastia.

Reste aussi que je souhaitais visiter le site de production Pietra. N’étant pas certain de pouvoir le visiter, j’appelle pour être fixé.
Bon ben…ça c’est fait, pas possible de visiter. Mon pote avait raison, tant pis je passerai quand même devant juste pour voir.

Me voici donc parti pour ma dernière journée de roulage corse, snif :-(.
La T20 jusqu’à Ponte-Leccia est sans intérêt mais vite avalée. Les virages de montagne et le soleil reprennent le dessus et ma mule commence à grimper.

La roche est bizarre ici, le soleil se reflète dessus comme dans un miroir. Je fais une halte dans un minuscule café d’un minuscule village où, comme d’hab, je suis l’unique client. Je profite de la terrasse qui m’offre une vue dont je n’arrive pas à me lasser.

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J’y boirai un excellent café qui plus est le moins cher jamais bu. En prime, la bonne humeur du patron heureux de pouvoir discuter un peu. Et après on dit que les corses sont bourrus…

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C’est marrant comme une moto chargée de bagages entraîne si facilement la discussion. J’ai pu le constater maintes fois depuis mon départ.

Le Super Ténéré a de plus un gros capital sympathie auprès des amateurs de moto rien que par le fait de ne pas en croiser à tous les coins de rues, contrairement aux GS1200 de nos amis teutons.

En continuant la route, je passe deux bocca ( cols ) et m’arrête pour une visite et pause photos de ce qu’il reste du couvent d’Orezza.

 

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En bifurquant sur la D506, la route devient une horreur. Elle est en pleine réfection mais n’est pour l’instant qu’une piste de sable et de graviers. Ajoutez à cela de nombreux virages en épingles et vous avez là une belle route pour finir au tas :-(.

Je suis content de retrouver le bitume quelques kilomètres plus loin puis un petit resto dont le nom m’interpelle ( le prénom de ma femme ). Je le prends à nouveau comme un signe ( encore un ! ) et décide de m’y arrêter déjeuner.

Je me pose sur la terrasse ensoleillée de “chez Nathalie” à côté de ma jolie moto qui méritera une belle douche une fois rentrée à la maison.

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Accueilli comme si j’étais de la famille, bière fraîche ( je vous recommande la Colomba si vous êtes amateur de bière blanche, elle est délicieuse ) et un couscous ROYAL.
Plat du jour voire plat unique, je n’ai jamais vu une assiette aussi remplie ! Pourtant je suis bon mangeur, mais là c’était plutôt le couscous Bonaparte…
Nathalie m’a gentiment fait ce qu’on pourrait appeler un “biker bag”, qui me permettra d’avoir le repas déjà prêt pour ce soir :-). Royal on vous dit ! Et pour finir, je n’ai pas pu refuser le “meloncello” maison. Un parfum ! Et une couleur orange fluo, c’était délicieux.
En partant la patronne et les habitués me souhaitent une bonne route et me demandent si je reviens les voir bientôt. Le plus tôt possible, promis !

Je récupère à présent la T10 que j’avais quitté à Porto-Vecchio. On ne peut pas la manquer, c’est celle où l’on retrouve un flot dense de circulation…
Le ciel est de plus en plus gris à mesure que j’avance vers Bastia. Les zones commerciales, les panneaux publicitaires et le trafic s’intensifient proportionnellement eux aussi.
Beurk. Après une semaine passé quasiment seul dans des paysages paradisiaques, le contraste est saisissant et me met un sacré coup au moral. Ça sent clairement la fin du voyage.
Allez…ce n’est pas tout à fait fini. Je tourne à gauche et emprunte la D82 qui va me permettre de contourner le défilé de Lancone et ainsi pouvoir aller l’admirer du bon côté de la chaussée.

Me voici rapidement sur cette fameuse petite portion de route ( la D62 ) où l’on peut admirer cette déchirure rocheuse avec tout en bas le Bevinco. Attention, la route n’est pas large et il ne faut pas se louper sinon…
Amis soumis au vertige, abstenez-vous.

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Franchement, je ne suis pas déçu d’avoir fait ce petit crochet, ça vaut le coup d’œil et surtout, le reste de la route qui redescend vers la côte est génial.

Le XT1200Z est une machine fabuleuse. Il bondi de virage en virage malgré son chargement, comme si l’on jouait à saute mouton. Une simple formalité.
Il y a beaucoup de virages en devers, un coup à gauche, un coup à droite, pif paf, je remets les gaz à toc, je me marre tout seul dans mon casque et le Super Ténéré rugit de plaisir d’un son caverneux que j’adore. Fait vraiment un joli bruit l’Akra ;-).
Allez un peu de sérieux, nous revoici en périphérie bastiaise.
Beurk c’est moche tous ces magasins de merde. Jl’ai déjà dit non ?

Me voici sur le parking du site de production de Pietra, la brasserie corse.

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Je ne pourrai pas visiter mais la photo s’impose quand même. On peut voir les milliers de fûts stockés dehors qui attendent d’être remplis, chargés dans les camions pour être ensuite vidés dans des gosiers assoiffés…

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Allez petit lot de consolation quand même, il devait y avoir un brassin en cours car ça sentait bon, mais bon ! Comme dans ma cuisine un jour de brassage mais x10 :-).
Encore un prétexte pour revenir en Corse et ramener des potes juste pour visiter Pietra.

Le camping ( le seul que j’ai trouvé en fait ) est à quelques kilomètres de là. J’ai appelé, bonne nouvelle ils sont ouverts. Bon c’est pas donné mais le camping est en front de mer et surtout, il est à 15 minutes du bateau dans lequel j’embarque demain.

Arrivé sur place, je constate que pour la 1ère fois je ne suis pas tout seul ou presque. Ce n’est pas l’affluence estivale, mais c’est quand même bien rempli de camping cars, de vans et de quelques autres tentes.
Je me trouve un emplacement stratégique: pas trop loin des chiottes mais pas trop près non plus, quasiment face à la mer et en retrait des autres ( ce qui est facile puisque visiblement les gens aiment être collés les uns aux autres, question de convivialité toussa toussa ).

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C’est marrant d’ailleurs l’importance qu’accordent ces camping cars d’être placés face à la mer alors qu’ils ont quasiment tous des paraboles pointées vers le ciel.
J’ai un peu l’impression d’être tombé au camping des Flots Bleus. J’espère pouvoir participer ce soir à la danse des canards ou la marche des tongs ! Bon allez je ne vais pas me plaindre, la douche est bien chaude et le camping propre et bien entretenu.

Les seuls trucs qui viennent me faire chier sont les moustiques. Je n’en avais pas vu un seul de la semaine, visiblement ils sont tous en vacances à Bastia. Faut croire que le touriste à sandales les attirent.

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Vendredi. 7ème et…dernier jour.

 

Ça y est ça sent vraiment la fin. Je remballe la tente pour la dernière fois et range méticuleusement chaque chose dans la valise qui lui est destinée. Étonnant cette routine du déballage – remballage bien rodée que j’ai pu prendre en si peu de temps.

Je décolle pour rejoindre le port et le décompte kilométrique du GPS se rapproche dangereusement de 0.
Et voilà le drapeau à damiers qui s’affiche. Après un passage en apnée dans un tunnel non ventilé, j’arrive devant la barrière de ma ligne d’embarquement. Je serai la 1ère moto à embarquer.

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Heureusement, la traversée jusqu’à Savone est plus rapide que jusqu’à Nice et c’est tant mieux car le temps passe lentement sur le bateau. Je passe les 5h30 de voyage allongé dans un transat au soleil à écouter de la musique. Vous me direz, ya pire !

Mais moi le genre croisière sur un HLM flottant c’est pas mon truc. J’ai hâte de remonter en selle même s’il n’y a que de l’autoroute pour la fin du programme.

Arrivé à Savone, je déchante vite. Il se met rapidement à pleuvoir et le vent souffle assez fort. Je me fais maltraiter pendant 2h entre les fous du volant italiens, les rafales de vent lors des ( très ) nombreux passages de ponts et la flotte qui continue de tomber jusqu’à la frontière française ( à croire qu’un mur invisible arrête les nuages ).

Me voici enfin arrivé. Ces 2h de route ont été plus fatigantes que toute ma semaine de roulage en Corse…
C’est l’heure des retrouvailles familiales, d’une bonne douche chaude et d’un bon dodo dans un lit douillet :-).

Au bilan de cette semaine de roulage corse, je peux dire que le voyage ne fut quasiment que du bonheur.
Plus que le simple fait de découvrir une nouvelle région ( selon certains ) ou un nouveau pays ( selon d’autres ), j’ai pu ressentir cette âme corse et la toucher du bout du doigt.

Une nature préservée, des paysages à couper le souffle, des senteurs végétales omniprésentes et des routes qu’on pourrait croire avoir été bitumées uniquement pour le plaisir des motards. Ça, ce n’est que pour la partie roadbook.

La Corse c’est aussi l’accueil chaleureux et les partages sincères avec les locaux lorsqu’ils ne sont pas encore envahis de touristes ( que je suis…je sais ), un peu loin des clichés du “corse bourru” que j’en avais.

Et que dire de la gastronomie si ce n’est que je n’ai pas eu le temps elle aussi d’en faire le tour. J’ai pu goûter quelques charcuteries et plats typiques ainsi qu’un aperçu de la richesse des vins corses. En tant qu’amateur de bières j’ai bien évidemment profité des bières Pietra qu’on trouve facilement à la pression sur l’Ile de Beauté.

Mais surtout, ce voyage m’a permis de me retrouver et de sortir un peu de ma zone de confort. Pas d’assistance comme dans les voyages moto organisés, j’étais seul avec mon plaisir ou mes emmerdes. Ce fut principalement du plaisir à vrai dire, surtout que le Super Ténéré a rempli sa mission de mule avec brio et m’a donné beaucoup de plaisir à son guidon.

Des points négatifs tout de même ?

Si je veux pinailler, je peux dire que j’aurais aimé avoir un peu plus de soleil pour faire correctement sécher mes chaussettes.

Ou encore que les campings indiqués comme étant “ouvert” dans les guides le soient aussi sur le terrain. Ça confirme un peu la constatation des locaux qui se plaignent que l’île ne vive que deux mois dans l’année, avec le tourisme pour principale source d’activité.

A propos d’activité justement, je me suis plusieurs fois fait la réflexion de ne pas avoir croisé beaucoup d’écoles durant mon séjour. Je me demande comment et où vont les petits corses les plus reculés pour aller rassasier leur soif d’apprendre…

Vous l’aurez compris, j’ai adoré la Corse ! Et comme mon fils me l’a demandé, je serai obligé d’y retourner avec toute la famille cette fois ;-). Va vraiment falloir que j’arrive à vendre à madame l’idée du side-car…

Afin de compléter les photos et terminer de convaincre les plus sceptiques, voici un petit montage vidéo des endroits et paysages que j’ai particulièrement appréciés :

Pour ceux qui voudraient suivre mes traces ou s’en inspirer, je vous mets à disposition le roadbook de mon voyage dans sa version corrigée ( j’ai rajouté les traces supplémentaires effectuées et supprimé certaines portions sans intérêt ). Vous pouvez le télécharger en cliquant -> ICI <-
NB: Le fichier est au format Garmin ( .gpx ) mais modifiable et exportable dans un autre format avec le logiciel Tyre que j’utilise depuis des années.

Voici à titre indicatif la liste en vrac du matériel emporté :

  • carte de Corse
  • housse de réservoir
  • petit extincteur
  • guides touristiques
  • stylo + papier
  • nécessaire camping ( couverts, assiette, tasse, briquet, réchaud à gaz, etc )
  • sac étanche
  • outils ( pompe + kit réparation pneu + petite boite à outils )
  • graisse silicone
  • wd40
  • savon de mécano sans rinçage
  • tente
  • maillet
  • torchon vaisselle
  • chiffons pour la moto
  • tendeurs + araignée
  • café soluble + thé
  • sachets lyophilisés et quelques conserves pour les soirs dans les endroits paumés
  • gourde + gourde isotherme
  • prise usb allume cigare
  • chargeur tél + prise 220V
  • chargeur auxiliaire usb
  • constat amiable d’assurance
  • caméra Gopro
  • liste des concessionnaires Yamaha Corse
  • sac couchage
  • drap de sac
  • tapis de sol
  • nécessaire à pharmacie
  • beaucoup de liquidités
  • chéquier
  • chaussettes bien chaudes pour la nuit
  • lampe frontale
  • PQ + sac à crottes canin 🙂
  • lessive à mains
  • désinfectant mains
  • serviette microfibre
  • lunettes soleil
  • visières motos ( une transparente et une fumée )
  • gants moto d’été
  • pantalon moto hiver
  • trousse 1er secours ( pansements, bandages, antiseptique, couverture de survie )
  • tongs et maillot de bain
  • double des clés de la moto et du topcase
  • cadenas pour attacher le casque pendant les visites à pied
  • chargement de musiques sur mon téléphone + écouteurs

 

Pour revenir au début de mes aventures, cliquez-ici !

4 thoughts on “Tour de Corse à moto sur une semaine – 3ème partie

  1. Salut Daniel !
    Le plus beau pays du monde ? Hmmm il faudra quand même que j’aille visiter tous les autres avant de confirmer :-).
    En tout cas je dois dire que l’Ile de Beauté porte bien son surnom ! C’était magique.

    V

    Thomas

  2. Je me suis régalé de ton récit entre anecdotes et conseils pratiques. Tu m’as donné envie de poser mes deux roues en Corse.
    V à toi

  3. Merci pour ton commentaire Stef, et content que ça t’ai donné envie d’y aller ! J’y retournerai également bien volontiers, peut-être en préparant un peu mieux la partie hors bitume afin de profiter un peu plus des sentiers Corses praticables à moto.

    Bonne route à toi

    Thomas

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