J’ai conduit une moto d’homme

Pour profiter des dernières semaines de beau temps et de températures clémentes, nous avons décidé avec l’ami Pierre-Yves d’une balade dans l’arrière-pays entre bicylindres.

Le genre de journée que j’aime bien.

Au départ de Nice, on improvise le petit kawa matinal en terrasse à Puget-Théniers avant de poursuivre la route jusqu’à Castellane où nous nous arrêtons casser la croûte en terrasse d’un resto que je vous recommande : Ma Petite Auberge, située sur la place centrale.

Cuisine élaborée mais en quantité suffisante (  j’ai horreur des plats pseudo gastronomiques où se battent trois morceaux de carotte et un trait de sauce en guise de déco ) et surtout à un prix contenu.

A l’heure de reprendre les motos, Pierre-Yves réitère une proposition de longue date : essayer sa Ducat.

Ah oui, avec plaisir !

J’ai toujours aimé la ligne de la 848 ( issue de la 1098 si mes souvenirs sont bons ). Avec un bicylindres bien vivant et la mélodie en stéréo des Termignoni, c’était plus que suffisant pour ne pas refuser une telle offre.

Nous voici donc partant de Castellane pour rejoindre la Napoléon en direction de Grasse. Je passe devant et j’espère que PY suit derrière car je ne vois absolument rien dans les rétros. En même temps, ça sert à quoi des rétros sur une bécane de course ? 😉

La position bien que très en avant n’est pas trop déroutante pour moi, déjà habitué à être un peu plus sur les poignets que sur un roadster classique.

Non vraiment ce qui me frappe c’est bien évidemment le couple du moteur qui ne demande qu’à s’exprimer mais aussi et surtout la puissance du freinage, à apprivoiser sous peine de mauvaise surprise !

Au fil des virages, je me rend compte que c’est en fait toute la machine qu’il faut apprivoiser. Plus aucun repère par rapport à ma jap’ et clairement, c’est beaucoup plus technique pour réussir à faire quelque chose avec.

La moto suit le regard, oui mais non, ça suffit pas toujours !

J’étais une sorte de limace à chaque approche de virage et j’imaginais déjà les camping-cars me coller au train. Qu’importe, le plaisir est vraiment là ( mais quelle mélodie mes amis ! ) et la courbe d’apprentissage laisse le champs libre à de nombreux milliers de kilomètres à son guidon avant de s’ennuyer …

Merci Pierre-Yves, j’ai passé un bon moment !

2 thoughts on “J’ai conduit une moto d’homme

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :