Essai de la MV Agusta Brutale 920: mon poney contre un cheval

J’ai eu très récemment la chance d’avoir entre les mains la Brutale 920 de chez MV Agusta. L’espace d’une petite heure j’ai ainsi pu faire connaissance avec cette belle italienne de 129 chevaux aux 4 cylindres mélodieux.

Mes impressions ?

Au niveau du look et mis à part le phare ovale dont je ne suis pas fan, c’est une ligne qui ne semble pas vieillir. Taillée à la serpe, tout en elle transpire la puissance. J’apprécie particulièrement le cadre en treillis tubulaire, les entrées d’air à l’avant, la double sortie de pots et puis surtout…son cul !

Concernant la vie à bord, ben forcément le guidon cintré et la position droite ça me change du SV. Cependant j’ai très vite pris mes repères dessus, j’ai d’ailleurs eu plus de mal à me réhabituer à la mienne après l’essai…

 

Cette bécane est étonnante de maniabilité: un vrai vélo, avec un moteur musclé sous les fesses. D’ailleurs en parlant de fesses, je n’ai pas aimé la selle qui est trop inclinée: impossible de se reculer sans glisser immédiatement contre le réservoir. Ca m’a rappellé mon tour en Monster 675…

Le compteur n’appelle pas de critique: il reste lisible même avec le soleil qui tape dessus et vous donne pas mal d’informations (j’aime bien notamment l’indicateur de rapport engagé). Il est possible de changer la cartographie d’injection ou l’antipatinage, mais j’avoue ne pas avoir eu le temps de m’amuser avec tout ça.

Mais alors, ça watt ou pas ?
Ben oui, ça marche fort ! En même temps la Brutale 920 fait pratiquement deux fois la puissance du SV 650 donc forcément ça me change.
La roue avant se lève très facilement sur les premiers rapport et a lieu en même temps que le coup de pied au derrière ;-). A vrai dire que je n’ai même pas dépassé la 4ème, suffisante pour être largement au delà des limitations de vitesse…

Cela dit je reste un peu sur ma faim, mais je crois que c’est plus du fait de piloter un 4 cylindres que de la moto en elle-même. Ben oui je trouve ça un peu lisse, moins vivant qu’un bon vieux bicylindres.
Par contre je reste impressionné par la partie cycle rigide à souhait, son freinage puissant et ses amortisseurs à mille lieux de ma pauvre japonaise. Yaka voir le beau monde qui compose la bestiole: Marzocchi pour la fourche, Sachs pour le mono-amortisseur et Brembo pour le freinage.

Alors oui au final c’est très sympa comme moto et puis quand on achète ça on est certain de ne pas en voir non plus à tous les coins de rue. Mais bon, dans ce genre de moto « prestige » je me verrais plus en moto Morini ou avec une grosse Ducat.

En tout cas je tiens à remercier Technik moto pour le prêt de la Brutale. C’est une équipe de vrais passionnés que j’ai découvert grâce à un ami. Vous pouvez leur confier votre bécane les yeux fermés.
Et puis…c’est quand vous voulez pour me prêter une Corsaro 1200 ;-).

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