Après l’effort le réconfort

Après une sale semaine d’astreinte, j’attendais ce jour de repos avec impatiente. Enfin de repos…de balade à moto surtout !

Aujourd’hui nous partons à quatre: un collègue et moi avec nos SDS respectifs ;-).

A peu près planifié la veille, nous décidons de ne pas faire trop de bornes afin de préserver l’intégrité physique de ma petite femme. Un roulage tranquille de 250km en passant par les gorges du Cians avec une baignade prévue au lac de Castillon, l’histoire de se rafraîchir un peu vu la température ambiante.

Nous décollons donc vers 9h30 pour enquiller l’autoroute jusqu’à Nice puis ensuite prendre la 202bis jusqu’à Carros. Comme la dernière fois lors de ma balade jusqu’au col de la Bonette, la route ne devient intéressante qu’une fois arrivés à hauteur du Plan du Var.
La différence avec la dernière fois c’est qu’à l’intersection de la D202 et de la D205, nous partons à gauche au lieu de partir à droite. Nous continuons sur la D202 jusqu’à passer Touët-sur-Var où nous prendrons la D28 en direction de Beuil.

La D28, c’est comme une grosse claque dans la gueule: voici les gorges du Cians qui se profilent, et comme dirait Obi-Wan Kenobi: « tu vas rentrer progressivement dans un autre univers ».
Ce bon vieux Ben avait raison, dépaysement garanti. Décidément, cette région m’étonnera toujours car j’ai à chaque fois l’impression de me balader dans un pays différent. Rien à voir avec le champs de lavande 100km au Sud, ni même avec les montagnes 20 km au Nord ou encore le bord de mer laissé ce matin. Quelle diversité !

Une petite pause pour se dégourdir les jambes et profiter de ce fabuleux paysage de roches rouges parsemées de verdure. Au fond des gorges coule le Cians, évidemment pas à son niveau maximum vu la saison.

Nous reprenons la route, ponctuées de nombreux passages dans des tunnels bien frais…comme c’est agréable vu la température ambiante !
Tiens à ce propos j’ai enfin pu me procurer le pantalon d’été de chez Bering: Orion. Du coup j’ai également équipé Mme du blouson Bering Lady Aero et du pantalon Lady Orion. Le bilan pour elle comme pour moi est que ce genre d’équipement est vraiment indispensable pour ne pas mourir de chaud par ces fortes températures.
L’impression de « fraîcheur » avec le pantalon est cependant un peu moindre qu’avec le blouson. Comme je l’expliquais lors d’un précédent billet, j’ai l’impression de rouler en t-shirt avec le blouson alors que je n’ai pas la sensation de rouler en short avec le pantalon. Voyez cque jveux dire ?
Attention également si vous êtes habitué à la marque Bering car la taille du pantalon ne correspond pas exactement avec le reste de la gamme. Je conseille de prendre une taille au dessus de votre pantalon d’hiver Bering si vous décidez d’investir dans le Orion, conseil d’ailleurs valable aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Bref, revenons à notre balade car c’est déjà midi et il commence à faire faim !

Nous décidons de nous arrêter casser la croûte à Valberg, charmante petite station familiale. De nombreux enfants sont occupés à pratiquer les activités de saison telles que la luge d’été, le vélo ou encore le ping-pong. On a failli tenter un ptit tour de luge, mais avec les équipements ce n’était pas ce qu’il y avait de plus pratique.
Le choix de notre resto n’était pas des plus judicieux au vu de l’accueil réservé et de la qualité du repas: on vous déconseille donc « Le Chariot » malgré sa terrasse au calme.

Après notre pause déjeuner, nous reprenons la route en direction de Guillaumes: le prochain objectif sera de faire une halte au pont de la Mariée, un ancien pont ferroviaire situé dans les gorges de Daluis (quelques kilomètres après Guillaumes). Pour la petite histoire, son nom vient du fait qu’en 1927 un couple en voyage de noces est venu visiter l’endroit à la nuit tombante. Le problème c’est que la mariée est tombée du pont en se penchant à un endroit où il n’y avait pas de protection. L’enquête conclu à un accident mais la légende parle plutôt d’une mariée dépressive qui n’aurait pas supportée de ne pouvoir se marier avec l’homme qu’elle aimait vraiment. Une chose est certaine, c’est qu’avec un saut de 80 mètres elle n’avait aucune chance !
Ironie du sort, ce pont sert maintenant aux amateurs de saut à l’élastique…

Nous poursuivons ensuite jusqu’au lac de Castillon, qui est une retenue d’eau artificielle. Nous passons sur son impressionnant barrage et nous nous arrêtons faire quelques photos. Je ne pensais pas que c’était un ouvrage si massif.
L’appel de cette eau turquoise et la chaleur nous incitent cependant à continuer notre chemin sur encore quelques kilomètres afin de se poser sur des berges aménagées et de profiter enfin d’une bonne baignade ! L’eau est très fraîche mais ça fait un bien fou :-).
Pendant que les filles papotent à l’ombre, mon collègue et moi nous amusons dans l’eau avec sa caméra étanche GoPro. Je suis étonné de la qualité des photos et vidéos que ce petit appareil est capable de faire.

Mais l’heure tourne et nous ne voudrions pas louper l’apéro, alors en route mauvaise troupe. Nous continuons donc la route pour repiquer la Napoléon à Castellane où j’en profiterai pour faire un soupçon d’essence.
La route Napoléon, comme on commence à bien la connaître, on décide de bifurquer à hauteur de Séranon l’histoire de varier un peu. Nous prenons la direction de Caille puis Andon avant de retrouver par la D6 notre ami Napoléon à Saint-Vallier-de-Thiey.

Entre temps nous avons échangé nos femmes (enfin jme comprends), la mienne ne supportant vraiment plus le timbre poste qui lui servait de selle :-). Quelle idée j’ai eu, maintenant elle veut que j’achète une Béhème !
Je ne vois plus qu’une solution: acheter à la place une hypersportive, l’histoire qu’elle se rende compte à quel point la selle du SV est en vérité très confortable…

 

Et voilà, encore une belle journée de moto au compteur !

Si ce compte rendu de balade vous a donné envie d’aller poser vos roues aux endroits visités, vous pouvez toujours télécharger mon roadbook au format .itn en faisant un clic droit ICI (enregistrer la cible du lien sous…).

3 thoughts on “Après l’effort le réconfort

  1. Encore un beau compte-rendu Tom’ qui me/nous donne encore plus envie de vous rejoindre ! Hier nous sommes allé faire du circuit comme je t’en avais parlé. Résultat des courses : 240km AR en autobeurk sous la pluie, pour finalement 5mn de roulage tellement la piste était mouillé ! Marre de cette région de meeerde !

    Des biz à vous 2 !

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