Moi, 800km plus bas

Je n’arrive pas encore à trop réaliser mais ça y est je suis arrivé à l’endroit de ma nouvelle vie. Il y a pour l’instant comme un air de vacances, mais dès demain matin ça devrait disparaître au réveil. Je suis bel et bien là pour de bon !

Le voyage à moto s’est bien déroulé. J’avais enveloppé mes affaires dans des sacs poubelles en pensant me prendre de la flotte mais non, j’ai même eu un temps plutôt dégagé.

Vendredi matin, je démarre la moto à l’heure où mes anciens collègues arrivent probablement au bureau. Je passe les embouteillages parisiens sans encombres, avec un petit sourir aux lèvres en me disant que c’est probablement pour la dernière fois…

J’enquille ensuite l’A6 avec cependant une petite inquiétude car je commence déjà à avoir un peu froid. J’ai en effet sous-estimé la température, heureusement les rayons du soleil commencent à bien percer les nuages.
Les sorties s’annoncent au compte gouttes et je commence déjà à m’ennuyer sévère. Pfuif cque c’est chiant l’autoroute, dommage que je n’ai pas un peu de musique pour passer le temps. Heureusement l’air est quand même agréable à humer. Tiens mais que vois-je au loin dans mes rétros ? Ca ressemble à des phares de bécanes.

Ah ben oui c’est bien ça, j’ai deux loups qui me rattrapent et se placent à ma hauteur. Un ptit salut amical et ils se placent devant moi, nous roulerons en meute sur un peu plus de 20km avant de se dire au revoir d’un salut de la main.
J’en profite pour m’arrêter sur une air, l’histoire de prendre un café bien chaud, nourrir le SV et me détendre les pattes. Une petite consultation du smartphone (que voulez-vous, c’est tendance) pour voir que les copains ont pensé à moi, merci les gars ça m’a fait bien plaisir vos messages.

Je repars ensuite terminer de décompter les sorties d’autoroute pour enfin voir se profiler la sortie 22 – Avallon, mon billet de sortie de la monotonie.

Une petite pause pour vérifier que tout est toujours en place derrière moi et zig, c’est parti ! A moi les ptites routes du Morvan.
Tout le contraire de l’autoroute, ici ça tourne tout le temps. Une incitation à tourner la poignée, je ne répondrai cependant pas à cet appel car le bitume était humide en plus d’être probablement bien frais vu l’air ambiant. Peu importe car avec mon chargement et ces jolis paysages, le mode balade me convient très bien.

Comme me l’avait annoncé Hugues, les routes sont désertes. Les rares véhicules que j’ai rencontré étaient plutôt du genre 4×4 avec une remorque de bois et quelques tracteurs. Autant dire qu’ils étaient vite oubliés dans les rétros. C’est aussi ce qu’a dû se dire l’avion de chasse qui est passé en raz motte au dessus de ma tête…ça m’impressionne toujours.
Comme ces paysages vallonnés sont beaux, ces mélanges de senteurs de pins, d’humus et de campagne. Je prends mon pied et le soleil me réchauffe, sur les versants exposés tout du moins.

Je décide de m’arrêter casser la croute à Château-Chinon, mais bon j’atteris dans un turc faute d’avoir trouvé un ptit resto sympa. Pas de verre de rouge, mais un coca et un kebab-frite imposant « savouré » en terrasse.

Je reprend la route pour le même programme viroleu jusqu’après le passage de Cluny où la nationale jusqu’à Mâcon est des plus ennuyeuse (et dangereuse). A Mâcon je rattrape l’A6 pour tracer jusqu’à Lyon où je dois passer la nuit dans ma famille.

Le lendemain une question fondamentale se pose à moi: route Napoléon ou autoroute ?

La réponse censée du motard est bien évidemment de passer par la route Napoléon. Oui mais voilà, je profite de la famille que je ne vois pas souvent et les heures défilent. Avec les jours qui raccourcissent, mon départ à 15h me ramène à un choix de raison. Ca sera donc l’autoroute « du soleil ».

Et ça pour en avoir du soleil j’en ai eu plein la tronche ;-).

Bon ben comme prévu, chiant chiant chiant chiant. Je n’avais rarement fais plus d’une heure à moto sur une autoroute et là ce fût le calvaire. Obligé de m’arrêter toutes les heures tellement le moindre kilomètre me paraissait une éternité. L’envie d’essorer la poignée pour passer le temps un peu plus vite m’a effleuré plus d’une fois….
Rajoutez à ça les crampes dans les jambes, la lumière du jour qui baisse de plus en plus et les dizaines de mouches éclatées sur la visière qui n’améliorent pas la visibilité. Ca donne juste une grosse envie d’arriver et plus aucun plaisir avec la moto.

L’arrivée à Cannes sonne donc comme une délivrance. Je décharge fébrilement tout mon boxon sur le trottoir, je gare la moto dans le parking qui l’attend et pof, je rentre me piauter.

J’aurais voulu vous montrer plus de photos mais outre ma grosse portion d’autoroute inintéressante, le problème dans le Morvan résidait à trouver un endroit pour s’arrêter en sécurité.
Il y avait en effet beaucoup de passages en pleine forêt (donc sans plans dégagés) et d’endroits avec pour seul bas côté des rails de sécurité…pas évident pour se garer et faire des photos.

Je vous laisse à disposition une version allégée du roadbook utilisé pour le passage dans le Morvan. J’ai en fait juste coupé l’autoroute de Paris jusqu’à Avallon puis l’autoroute de Mâcon jusqu’à Lyon. Cliquez ICI pour le télécharger (format .itn).

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :